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L'art Héraldique



Parfois nommé « Art » ou « Science » l’héraldique nous vient du cœur du Moyen-Âge, de ces temps où sonnaient les trompettes et cognaient les tambourins accompagnant la voix vive des hérauts d’armes avant que ne s’élancent de puissants destriers dans la mêlée sous les hourras de la foule ! Belle image indéniablement liée à la chevalerie !
Créés pour les guerres afin de reconnaître les participants, mais aussi utilisés dans les tournois et les parades, les armoiries colorées et peintes dans les enluminures, sur les pont-levis ou claquant au vent sur les bannières : quoi de plus mythique et symbolique de cette époque ?
Pourtant, cet art comporte ses règles très précises, ses codes et ses significations et ne relève en rien de la simple fantaisie. Même si l’héraldique n’est pas spécifique à la période de la Guerre de Cent Ans, puisqu’ell eexistait déjà il y a plusieurs siècles, c’est pourtant aux XIVème et XVème siècles qu’elle atteint son apogée. Afin de bien démarrer dans l’art de l’héraldique, voici quelques termes employés ici, qu’il semble nécessaire de reprendre :

L’écu : Il est l’un des équipements principaux du chevalier. C’est une sorte de bouclier sur lequel sont peintes les armes du chevalier.

Les armes ou armoiries : Ce sont des emblèmes que l’on trouve sur l’écu du chevalier et qui servent à l’identifier. On peut les trouver également sur d’autres supports, comme des tissus (housse du cheval, bannières, tapisseries…). Elles comprennent l’emblème principal de l’écu mais également tout ce qui se trouve autour de celui-ci, comme par exemple une devise, une couronne qui surmonte l’écu, le cimier…
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, tout le monde peut détenir des armoiries et au Moyen-Âge, il n’y a pas que l’aristocratie qui en possède. Des artisans peuvent avoir les leurs, les confréries de métiers, les combattants même non-nobles, les villes…

Le blason : Il s’agit de la description des armoiries dans un langage très codifié. C’est l’art des hérauts.

Pour apprendre à « blasonner » :
Les émaux et les fourrures
Les figures de l'écu
Les pièces de l'écu
Les partitions de l'écu
Les brisures de l'écu


Les armoiries de la Table Ronde
Un peu d’histoire de l’héraldique
Pour le plaisir



Lectures ayant aidé à l'écriture de cet article :
- D'ESTAMPES Claude René, Dictionnaire Encyclopédique d'Héraldique, Broché, 2016, Pologne.
- FROGER Michel, L'Héraldique. Histoire, blasonnement et règles, Editions Ouest-France, 2012, Rennes.
- GRAS Pierre, Aux origines de l’héraldique. La décoration des boucliers au début du XIIème siècle, dans, La Bible de Citeaux, Bibliothèque de l’Ecole des Chartes, 1951.
- HABLOT Laurent, Entre pratique militaire et symbolique du pouvoir, l’écu armorié au XIIème siècle, 2012, Lisbonne.
- PASTOUREAU Michel, L'Art héraldique au Moyen Âge, Seuil, 2000, Portugal.
- PASTOUREAU Michel, Figures de l’héraldique, Gallimard, coll. « Découvertes », 1996, Paris.
- PASTOUREAU Michel, La naissance des armoiries. De l’identité individuelle à l’identité familiale, dans Une histoire symbolique du Moyen Age, Seuil, 2004, Paris.
- PASTOUREAU Michel, L’apparition des armoiries en Occident. Etats du problème. Bibliothèque de l’Ecole des Chartes, 1976.
- PASTOUREAU Michel, Du nom à l’armoirie. Héraldique et Anthroponymie médiévales, Publications de l’Université de Tours, 1997.
- PASTOUREAU Michel, Armorial des chevaliers de la table Ronde, éditions Le Léopard d'Or, 2006, Paris.
- PASTOUREAU Michel & Poésie Médiévale, Réception de la légende arthurienne au Moyen Âge, BNF, Youtube, 2009.


Musique que j'aime :
- Vox Vulgaris, La Suite Meurtrière, 2003.

Auteure © Aurélie-Anne Brière-Seveau, tous droits réservés, 2021

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